MISE EN ŒUVRE DU CADRE STRATEGIQUE DE LA REFONDATION DE L’ETAT : Le pédagogue Ibrahim Ikassa Maiga prend son bâton de pèlerin

MISE EN ŒUVRE DU CADRE STRATEGIQUE DE LA REFONDATION DE L’ETAT : Le pédagogue Ibrahim Ikassa Maiga prend son bâton de pèlerin

Bâti autour de cinq axes majeurs, le Cadre stratégique de la refondation de l’Etat du Mali entame sa phase de mise en œuvre à travers l’appropriation de son contenu par le plus grand nombre des Maliens. En grand pédagogue, le Ministre de la refondation de l’Etat, Ibrahim Ikassa Maiga, accompagné de la ministre délégué auprès du Premier ministre, Fatoumata Sékou Dicko, a rencontré le monde universitaire de Badalabougou (FSEG) et de Kabala pour donner d’amples explications.

Le ministre universitaire Ibrahim Ikassa Maiga s’est rappelé, peut-être, de ses nombreux cours magistraux dispensés aux étudiants, en se livrant au même exercice, les 20 et 21 Octobre derniers, devant le monde universitaire de Badalabougou (FSEG) et de Kabala.

Une seule différence, c’est que l’exercice auquel il s’est donné n’était pas destiné seulement aux étudiants mais au monde universitaire. Il s’agissait pour le ministre de la refondation de l’Etat, chargé des relations avec les institutions d’éclairer les universitaires (personnel administratif et technique, corps enseignants et étudiants) de Bamako sur le Cadre stratégique de la refondation de l’Etat, assorti des ANR avec 517 recommandations.

Réunis dans un amphithéâtre préfabriqué, à la FSEG, après un brillant exposé (projecteur à l’appui) du ministre Ibrahim Ikassa Maiga, le corps enseignant et les étudiants ont eu droit à la parole pour se prononcer sur certains dispositifs et leurs préoccupations.

Un Mali nouveau, bien gouverné et sécurisé

Expliquant le bien-fondé de sa volonté de faire en sorte qu’une meilleure appropriation du contenu du Cadre stratégique de la refondation de l’Etat soit faite, le ministre Ibrahim Ikassa Maiga est revenu sur les causes de l’échec des différentes initiatives initiées par les anciens régimes.

« On a très souvent fait des choses au nom du peuple et pour le peuple, mais en réalité le peuple n’y est pas associé. Par exemple, il y a eu des états généraux sur l’éducation, le foncier, la corruption… Cette fois-ci, le gouvernement a pris l’engagement que les décisions prises au nom du peuple et par le peuple seront mises en œuvre pour le peuple », a indiqué le ministre Ikassa Maiga qui, selon lui, le Cadre Stratégique  de la refondation de l’Etat est bâti sur la vision d’un Mali nouveau, bien gouverné, sécurisé. « Nous avons une vision, une boussole et une référence », a-t-il fait savoir.

On se rappelle que le Cadre stratégique de la refondation de l’Etat est bâti autour de cinq axes stratégiques, à savoir : Gouvernance, reformes politique et institutionnelle ; défense, sécurité, paix, réconciliation et cohésion sociale ; croissance économique et développement durable ; capital humain, genre et inclusion sociale ; jeunesse, sport, culture, artisanat et construction citoyenne. Son plan d’actions 2022-2024 a un budget prévisionnel estimé à 384 milliards 474 millions de FCFA.

Les échanges avec le corps enseignant et les étudiants ont été riches. Dans son intervention, Mme Aminata Keita a attiré l’attention du ministre sur le cas de certaines écoles privées où sont enseignées seulement des matières retenues au Baccalauréat. Une situation anormale que le Mali nouveau doit redresser, selon elle. Un autre professeur s’est permis de rappeler au ministre, si toutefois, il ne serait pas mieux de promouvoir d’abord l’avènement du malien nouveau avant un Mali nouveau. De son côté, le secrétaire général de l’AEEM de la FSEG s’est dit surpris de constater que, le Cadre stratégique de la refondation de l’Etat ne réserve pas une place de choix aux intérêts des élèves et étudiants du Mali.

A toutes ces préoccupations soulevées le ministre Ikassa Maiga dans son aisance à parler et à convaincre a apporté des réponses idoines. Pour lui, rien n’a été oublié dans le cadre stratégique de la refondation de l’Etat. Suivant son explication, le retard que connait l’orientation des élèves admis au DEF explique, bien entendu, la volonté du gouvernement de fouiller en profondeur avant d’orienter les élèves dans les écoles privées, tout en servant d’abord les écoles publiques. Le même exercice a eu lieu à Kabala le vendredi 21 Octobre.

O.A. Morba  

Source: Le Nouveau Courrier

L’Express Du Mali