Crise politico-institutionnelle : Une kyrielle de solutions de la GPR pour sauver le Mali

Crise politico-institutionnelle : Une kyrielle de solutions de la GPR pour sauver le Mali

Après une analyse pertinente de la situation, l’association Génération pour la Patrie et la République « GPR » lance un appel pressant à tous les citoyens épris de paix et d’amour pour le Mali, à fondre toutes les énergies et intelligences pour vaincre les esprits maléfiques, apatrides qui ternissent l’image du pays pour leurs intérêts de honteuse cupidité.

La GPR s’est prononcée le samedi 3 juillet dernier à la Maison des Aînés sur la crise politique et institutionnelle qui prévaut dans notre pays, caractérisée par les coups d’Etat du 20 Août 2020 née de la crise de confiance générale entre toutes les composantes sociopolitiques et administratives (partis politiques, associations, confessions religieuses, syndicats et divers). Mais surtout de celui du 24 mai 2021 qui a replongé le pays dans « une ridicule crise profonde qu’il ne mérite pas ».

Ladite conférence a été une aubaine pour l’association de revenir sur la bonne gouvernance, les errements de la transition, la lutte contre l’impunité et la redéfinition d’un programme réaliste de la transition. « On constate que manifestement les forces de changement ont joué une symphonie inachevée dans la mesure où elles n’ont pas appréhendé la portée de ne pas suspendre la constitution, dissoudre les institutions et les activités partisanes et les associations, engager une lutte sans concession à toutes les formes de corruption sur la base des dossiers du VEGAL, mettre en procédure les partis au pouvoir qui ont conduit le pays dans l’abîme », a indiqué le vice-président Lassine Bamba.

Selon le Secrétaire général adjoint de la GPR, Seydou Sidibé, eu égard au temps qui reste de la durée de la transition, la GPR estime que ce n’est plus objectif de surcharger le programme de la Transition au risque de lui justifier une éternité de vie exécrable pour le peuple souverain. « Le Mali est encore une fois mis devant un spectre de déstabilisation politico institutionnelle. Les brigandages et les crimes politiques alimentent le quotidien au Mali. Le défi est fait à la Nation entière de lui réaliser un destin de dignité avec foi et conviction », a constaté Seydou Sidibé.

Propositions de solutions

Pour les responsables de la GPR, la situation exige de la nation entière un sursaut national qui tienne compte de toutes les contraintes: économiques, sociales, sécuritaires, politiques et humanitaires.

Il s’agit, au plan politique et institutionnel, de réduire la taille du Gouvernement au minimum de 15 membres, le nombre des Institutions nationales à 6 (président de la république, le gouvernement, l’organe législatif, la Cour constitutionnelle, le Conseil de la communication et la cours suprême), de poser la problématique des conditions de création des partis politiques et leur nombre exponentiel, d’envisager la réforme des textes en la matière en envisageant une refonte des partis politiques. Aussi comprendre que notre processus électoral est tributaire d’une culture militaire quand on sait qu’il est animé principalement par deux officiers militaires (DGE et le responsable des logiciels informatiques utilisés pour se faire). Et comme la satisfaction n’a jamais été unanime sur les résultats des différents scrutins, il y a alors lieu de s’interroger sur la qualité du processus et matériels utilisés.

La GPR propose également de respecter, considérer et créer la confiance avec les frères en arme au Nord afin de pouvoir sereinement renégocier l’accord de paix, de continuer à maîtriser la mise en application du projet de la régionalisation mais garder en vigueur l’ancien découpage comme base des élections de fin de transition, de sauvegarder les programmes scolaires, universitaires et les calendriers agricoles en cours, de créer la confiance avec les corporations syndicales et solder définitivement le contentieux et d’engager une lutte sans merci contre toutes les corruptions.

Retour de la paix  

Tout en saluant la solidarité internationale, la GPR propose d’obtenir d’elle que désormais toutes les discussions et réunions concernant le sujet se tiennent exclusivement au Mali, de renégocier l’accord pour la paix avec l’implication de tous les groupes socio-professionnels, politiques, religieux et traditionnels, d’impliquer les légitimités traditionnelles sans exclusive dans les recherches de solution en partenariat responsable et confiant avec les Groupes en arme, d’aider l’Armée Nationale elle-même à comprendre qu’elle est l’instrument de souveraineté, de noblesse et de dignité de la Nation et qu’à ce titre, elle est formée, nourrie et équipée par tous les citoyens confiants qu’elle est digne de cette présomption de vertu. « Elle doit accepter d’être en mission pour le MALI et non faire peur au Mali », martèle le Secrétaire général adjoint de la GPR.

Pour une économie prospère, la GPR propose une gestion assainie de la loi des finances, la suspension et relecture du code minier, la participation de tous les capitaux (nationaux, africains et internationaux dans l’exploitation des RN dans un partenariat gagnant-gagnant dans le respect de la règle de l’art et de l’environnement Distribution promotionnelle des recettes minières entre le milieu d’extraction, l’Etat et l’environnement, l’exploitation rigoureuse des rapports du VEGAL depuis dix (10) ans. Il s’agit aussi de la proposition d’un niveau conséquent bien défini et ferme des avantages financiers pour chaque fonction d’État mais aussi sans préjudice pour un niveau conséquent des fonds de souveraineté respectifs, de la réduction drastique du train de vie de l’Etat et de l’épongement des contentieux avec le front social.

Du point de vue socio humanitaire, l’association GPR suggère de sécuriser la réussite de la campagne agricole et de l’année scolaire et universitaire, de continuer à renforcer le plateau technique de la santé, de même que les formations professorales, de sécuriser les revenus ruraux par la bonne gestion des productions et le marché céréalier, d’impulser les exploitations familiales (la petite économie) tenue par les femmes et les jeunes, et les initiatives de transformation (facteurs de production, produits laitiers et sous-produits, valorisation et stockage) Identifier et aménager des ranchs équipés et sécurisés pour une gestion intelligente du cheptel. Les suggestions concernent également la transformation des subventions de l’amont de la production (complice des marchés frauduleux), en primes de production après les récoltes (en aval), au constat des grands stocks de production, et la prise de mesures en faveur de la diminution des prix de consommation (céréales, viandes et dérivés).

A en croire le Secrétaire général adjoint de la GPR, « les évènements regrettables du 24 mai désobligent parce qu’ils font la preuve du mépris de la grande muette pour le Peuple dont elle détient sa légitimité et sa raison d’être ». De fait, estime Seydou Sidibé, l’armée a donné « l’ascendance à la charte de la transition (convenance de quelques hommes) sur la constitution (élaborée par l’ensemble du Peuple) pour son orgueil personnel. Elle a par conséquent trahi sa mission sacerdotale d’être au service de la Nation pour faire de son serment un jeu d’équilibre entre les intérêts internes propres à la corporation militaire et un épouvantail contre les citoyens. Ces derniers n’auront plus d’autres choix que de marcher les mains nues sur les camps militaires pour que plus jamais ça ».

Cyril Adohoun

Source : L’Observatoire

L’Express Du Mali