Partis politiques et élections législatives : Vives tensions dans les états-majors

Annoncée pour les mois de mars et avril prochains, l’élection législative aura lieu à la date indiquée par le gouvernement de Dr Boubou Cissé. Dans les états-majors des partis politiques et les mouvements et coordinations à caractère politique, c’est le temps des alliances et le choix des candidats pour porter les couleurs de tels partis ou regroupement de partis.

Mercredi 29 janvier dernier, la Coordination des mouvements, des associations et sympathisants de l’imam Mahmoud Dicko (CMAS) signait un accord d’alliance électorale pour le compte du District de Bamako avec la Convergence pour le Développement du Mali (CODEM) dans le cadre des élections législatives programmées pour les mois de mars-avril 2020.

La nouvelle qui a fait le tour de la capitale a été rapidement recadrée par l’imam Dicko lui-même, demandant aux responsables de la CMAS de surseoir à toute participation aux prochaines élections pour se concentrer à la structuration du mouvement dans le reste du pays.

Dans les six (06) communes de Bamako et certaines circonscriptions à l’intérieur du pays, le choix des candidats n’a pas été facile pour certains députés en fin de mandat. En Commune IV, le député Moussa Diarra du parti au pouvoir n’a pas pu se faire maintenir sur la liste de candidature. Mécontent, celui-ci affirme être candidat même sans son parti, le RPM.

En Commune VI, la tension est vive. Le choix des hommes oppose les cadres du parti RPM. A l’heure où nous mettions sous presse cette information, le problème n’était toujours pas réglé entre les responsables du parti au pouvoir pour annoncer les noms des potentiels candidats de leur formation politique.

A Koulikoro, il nous est parvenu que le RPM et URD forment une seule liste pour le scrutin de mars avril. De même à Tenenkou dans le centre du pays, selon nos informations.

A Dioila dans la région de Koulikoro, le questeur de l’Assemblée nationale, Mamadou Diarrassouba a dévoilé la liste candidate sans pour cent RPM. Avec cinq (05) députés, la dernière législative avait été remportée par la coalition RPM-ADEMA-PASJ dans le cercle de Dioila.

Pour un ressortissant du cercle, la décision du RPM d’aller en solo risquerait aux prétendants de perdre cette bataille électorale, voulant tout avoir pour soi, face  à l’ADEMA-PASJ, un grand parti politique populaire dans le cercle, dont le porte étendard serait un certain Cheick Fantamady Traoré, très connu dans de nombreux villages pour avoir été président du conseil régional de Koulikoro, puis député à l’Assemblée Nationale.

Intervenue après deux reports successifs, l’élection législative pourra finalement se tenir à la date indiquée. Les préparatifs pour que ce scrutin se passe dans les conditions acceptées par tous les acteurs vont bon train, selon des sources au ministère de l’Administration territoriale.

Au plus tard, dans de deux mois, les futurs élus nationaux feront leur entrée à l’Assemblée nationale, bien évidemment avec des surprises.

Habi Sankoré

 Source: lexpressdumali.com avec Le SOFT

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