Rapport final des concertations nationales : Le choix qui bouleverse les pronostics

Les conclusions des concertations nationales ne sont pas favorables à certains politiques du M5-RFP qui espéraient avoir une place au soleil dans le Mali d’après IBK. Le choix des participants faisant du CNSP le seul maître à distribuer des rôles à bord du Mali semble provoquer la colère chez Choguel Kokala Maiga et comparses.

La désignation du président de la transition par un collège mis en place par le CNSP, le choix des participants porté sur les militaires en lieu et place des politiciens pour diriger la transition, sont les principales décisions parmi tant d’autres, auxquelles le comité stratégique du M5-RFP ne semble pas adhérer.

Le rejet des conclusions des travaux de concertation par Choguel Kokala Maiga et compagnie à travers le M5-RFP à la base des manifestations qui ont abouti au coup d’Etat contre le président démocratiquement élu en 2018, Ibrahim Boubacar Keita, s’explique par le fait que le M5 n’est pas cité au premier rang avec le CNSP.

La demande du M5 d’être d’égale à égale avec le CNSP est simplement trop, estime un observateur. « Dans aucun pays du monde où il y a eu un coup d’Etat, jamais le pouvoir n’a été transféré aux politiques sans l’organisation des élections démocratiques », soutient-il, qui selon lui, le mieux serait de composer avec les militaires.

Parti en lambeau depuis l’histoire de la distribution des cartes d’invitation en son sein, le M5-RFP est, aujourd’hui, à trois : le M5-CMAS, le M5-EMK et le M5-FSD.

Choguel Kokala Maiga a-t-il la caution du M5-CMAS et M5-EMK dans sa démarche ? Rien n’est moins sûr.

Les participants aux  travaux des concertations nationales, durant trois jours, après avoir débattu en profondeur les maux du pays, ont opté pour une transition dirigée soit par un civil ou un militaire à une durée de 18 mois.

Le choix des participants pour que le CNSP reste la pièce maitresse du dispositif, en désignant le président de la transition et, bien entendu, prenant part à la composition des différents organes qui seront mis en place, démontre que les politiques doivent jouer le second rôle pendant cette transition.   

Toute chose que la branche M5-FSD conduite par Choguel Kokala Maiga, des anciens candidats à la présidentielle de 2018, battus à plate couture ne semblent pas digérer espérant avoir leur revanche sur Ibrahim Boubacar Keita.

Face au refus des militaires du CNSP de privilégier le M5, le groupe dirigé par le président du MPR voit en cela une manipulation probable des dignitaires de l’ancien régime.  Mais, pour un averti de la scène politique, c’est la population elle-même qui a rejeté les hommes politiques à l’origine de la mal gouvernance du pays. Selon lui, les militaires essayent juste de s’en méfier.

Ousmane Morba

Source : L’Observatoire

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