Gouvernance : Le CNJ – MALI supplante le Mali Koura

Gouvernance : Le CNJ – MALI supplante le Mali Koura

À peine diplômés, d’autres encore sur les bancs, certains jeunes membres du bureau du CNJ sont passés maitres et dépositaires de tous les vices qui ont eu raison du Mali démocratique.

Ces lapins, débusqués par le doyen et non moins perspicace journaliste : Kassim TRAORE, se ressaisiront certainement  pour permettre à la jeunesse Malienne de prendre ses marques, au risque qu’ils ne soient  devant le Tribunal de l’Histoire.

 

Arborant fièrement la tunique de l’illégalité, ils s’agitent pour ternir l’image du ‘’Mali Koura », à travers subterfuges, fourberies et des tonitruants discours et pamphlets dans la presse, avec pour objectif de s’accaparer des organes décisionnels de l’organisation nationale des jeunes, l’unique faitière interlocutrice de cette tranche d’âge avec l’État.

Au départ, venus à la tête du CNJ pour une durée de huit mois, afin d’organiser des élections libres et transparentes, pouvant permettre à la jeunesse malienne de se retrouver dans la paix et la concorde, l’actuel bureau incapable d’assumer ses responsabilités s’est trouvé une nouvelle vocation : trahir les principes de l’organisation.

S’évadant de la mission première, cette équipe, malgré le délai du mandat légalement fixé par la conférence de Bougouni et les textes du CNJ, s’attèle à s’impliquer dans un plan de  réforme du CNJ et d’une reconduction du mandat en toute illégalité et décide de soutenir les autorités de la  transition et la Cour Constitutionnelle, socle de toute légalité en République du Mali, pour une campagne de sensibilisation des jeunes autour du rôle et fonctionnement de celle-ci ou de soutien à la transition.

Quelle désolation pour un pays qui cherche ses marques, face à l’adversité sans précédent dans l’histoire d’un pays Africain.

Criant au haut et fort de la légalité du bureau actuel du CNJ, ses membres sont  pourtant désavoués par les responsables de la majorité des associations de jeunesse.

Comme le dit l’autre « le droit de la forme ne serait pas supplanter par la force du droit ».

Or, face à la nouvelle mutation en cours au Mali, entrainant la montée en puissance des principes et valeurs patriotiques et de citoyenneté, au point d’en inspirer d’autres et de servir d’exemple pour bon nombre de pays sur le continent, des jeunes comme ceux du bureau actuel du CNJ, constituent un cheval de Troie pour la révolution naissante.

Cela parce qu’ils incarnent les principes de la décadence et de l’immobilisme face aux difficultés que connaît notre pays.

Il est vrai que pour certains théoriciens en droit, dans une illégalité générale toute illégalité est légale, mais est-ce le cas du Mali ? Non ! Comparaison n’est pas raison.

Au demeurant, la caution qu’avait reçue la transition actuelle du Mali, roi de droit et légitime reste et restera dans les annales de l’histoire, car aucun régime n’a eu autant la sympathie, le soutien et l’accompagnement du peuple souverain contrairement à la tyrannie du bureau actuel de la faitière des jeunes.

C’est pourquoi, il urge, pour le bonheur du Mali et l’honneur de la jeunesse malienne, que la tutelle, les anciens du CNJ Mali qui en sont la cause depuis Bougouni, d’y remédier, pour éviter l’ouverture de  front de désaccord entre jeunes du Mali.

D- SAKILIBA

Source : Afrique Fédérale

 

L’Express Du Mali