Conseil Malien des Chargeurs : La ministre Madina Sissoko réclame la bonne gestion de deniers publics

Conseil Malien des Chargeurs : La ministre Madina Sissoko réclame la bonne gestion de deniers publics

Présidant la 13eme Session de l’Assemblée consulaire du Conseil Malien des Chargeurs (CMC), la ministre des Transports et des Infrastructures Mme Dembélé Madina Sissoko a donné le ton aux membres du CMC sur la bonne administration. « Les ressources générées par le CMC seront dorénavant gérées conformément aux dispositions réglementaires », a-t-il rappelé.  

Le Centre International de Conférences de Bamako a abrité la 13eme Session ordinaire de l’Assemblée consulaire du Conseil malien des Chargeurs, le samedi 21 Janvier 2023. Au grand complet, les membres consulaires dont certains sont venus de l’intérieur du pays ont pris part à cette Assemblée, premier du genre, du bureau conduit par M. Kissima dit Bakissima SYLLA.

La ministre des Transports et des Infrastructures qui a présidé la cérémonie d’ouverture, n’a pas manqué de saluer le rôle combien important joué par les membres consulaires, afin d’éviter la rupture des approvisionnements et la pénurie de produits de consommation pendant les six mois d’embargo illégal, injuste et inhumain de la CEDEAO et de l’UEMOA contre notre pays.

Invitant le CMC « à veiller au ravitaillement correct de l’ensemble du territoire national, afin que chaque Malien, où qu’il se trouve, de Kayes à Kidal, arrive à obtenir sur place les produits dont il a besoin », la brave dame, pour qui les deniers publics sont sacrés, a aussi demandé fermement la bonne gestion conformément aux règles de la comptabilité publique.

«La gestion de l’organisme public est soumise aux règles de la comptabilité publique. Au sens du statut général des Etablissements publics à caractère professionnel, de la loi de finances et des règlements de la comptabilité publique, les ressources financières qui alimentent le budget du CMC sont des deniers publics, le patrimoine de l’organisation relève des biens publics et les actes émis par les organes consulaires suivent le régime du droit public », a-t-elle expliqué, ajoutant qu’il « ne sied pas aux organes d’administration et de gestion de rechercher, par les actes d’administration et de gestion, à satisfaire les intérêts personnels de leurs membres ».

Des pratiques décevables de certains opérateurs économiques, poursuit-elle, malgré les efforts déployés par le Gouvernement en termes d’exonération, en augmentant les prix des denrées de large consommation au détriment des pauvres populations, doivent cesser.

Pour elle, la cotisation régulière des membres du CMC pourrait garantir normalement l’autonomie de gestion de l’organisme. C’est pourquoi, dira-t-il que dorénavant, « les ressources générées par le CMC seront gérées conformément aux dispositions réglementaires. Le ratio investissement et fonctionnement sera défini de sorte que 60 à 70% du budget global soient consacrés aux investissements et le reste au fonctionnement ».

Ousmane Anouh Morba /lexpressdumali.com

L’Express Du Mali