PRESIDENTIELLES DE 2018 : L’élan unanime se dessine autour d’IBK

Alors qu’il a levé tout suspens sur la tenue des élections présidentielles dont le premier tour est prévu pour le 29 juillet prochain, le Chef de l’Etat, Son Excellence Ibrahim Boubacar Kéïta, est de plus en plus réclamé par son Peuple pour briguer un second mandat. Des partis alliés aux mouvements et associations et des militants engagés se mobilisent en faveur de sa candidature. Ce qui dénote que l’élan pour la réélection d’IBK se précise davantage.

Se présentera, ne se présentera pas pour un second mandat ? Certes, cette question reste toujours posée au locataire du palais de Koulouba par certains qui veulent se rassurer d’avance sur sa position. Mais, Son Excellence Ibrahim Boubacar Kéïta n’est pas de cette race d’individus qui se jettent en pâture. Car, il s’agit d’une question cruciale qui engage la vie de la Nation toute entière avant juillet prochain.

A notre confrère du site lemonde.fr/afrique, qui lui a demandé s’il compte briguer un second mandat, le Président de la République, en vrai Homme d’Etat, avait été objectivement clair : « Je ne vous le dirais pas. Si je décide de me présenter à nouveau, j’en réserverais la primeur aux Maliens». Une réponse qui rime avec la realpolitik.

En effet, certains croient dur comme fer que le Chef de l’Etat français a déconseillé à son homologue malien de briguer un second mandat, comme l’a fait son prédécesseur François Hollande.

«Ce serait une bêtise. Les Hommes intelligents n’en font pas ou si peu. Mon sort n’est pas entre ses mains. Je n’ai rien à demander à un Chef d’Etat étranger. Je crois que le Président Macron est conscient des enjeux et, d’ailleurs, il ne connaît pas ma décision», a recadré Son Excellence IBK. Le Chef de l’Etat malien n’a pas de tels conseils à recevoir de son homologue français, au regard de la divergence des réalités dans chacun de leurs pays.

Ce que d’aucuns semblent ignorer, c’est le fait que c’est le Peuple malien qui lui a confié les destinées du pays et il appartient au même Peuple d’en décider. Il appartient au Peuple souverain d’analyser, d’apprécier avant de décider d’accorder sa voix à X ou à Y. Heureusement, dans le cas d’espèce, cette décision ne tarde pas à se faire sentir par rapport au scrutin présidentiel de cette année 2018.

Aujourd’hui, ils sont nombreux, les Maliens qui réclament le Président de la République, le candidat sortant, pour un second mandat, afin qu’il parachève ses œuvres, ses vastes chantiers de développement et de pacification du pays. Hier, c’étaient les Régions de Kayes et Sikasso, ensuite le cercle de Dioïla avec ses 23 Communes rurales, dont le Banico.

Nouvelle dynamique

Aujourd’hui, c’est le tour de Koutiala, son village natal. Au-delà des accueils sans pareil qui lui ont été réservés lors de ces différentes visites de travail, ce sont les appels à la candidature d’IBK en 2018 qui ont été des moments marquants. «Koutiala soutient la candidature d’IBK en 2018 », « Mouvement IBK 2018 en marche réclame IBK en 2018», «Mouvement c’est possible la réélection d’IBK en 2018 est possible », « Mouvement Anw Ko Boua confiance pour la continuité » sont autant de messages et d’appels rassurants à la candidature du Chef de l’Etat lors de son déplacement de la capitale de l’or blanc.

Depuis, l’ASMA-CFP de l’actuel Premier Ministre Soumeylou Boubèye Maïga, l’UDD de Tiéman Hubert Coulibaly, l’APR d’Oumar Ibrahim Touré, l’UM-RDA et dans un moindre détail le RDS de Younouss Hamèye Dicko ont tous annoncé les couleurs en faveur de la candidature d’IBK. D’autres comme le MIRIA du Professeur Mamadou Kassa Traoré, le PSDA d’Ismaël Sacko, le PS Yelen Coura d’Amadou Koïta, le PRDT de Moussa Kéïta et le PCR d’Ousmane Ben Fana Traoré sont tous dans la même dynamique.

Ces réclamations tirent leurs racines de l’engagement du Président de la République pour la paix et le développement. Même un inconscient sait que le réarmement des FAMA, la Loi d’Orientation et de Programmation Militaire, l’augmentation du point d’indice des fonctionnaires de 20% sur la période 2015-2017, renforcée par une baisse de huit points sur le taux d’impôt sur les traitements et salaires, la consécration de 15% de son Budget au secteur agricole auquel s’y ajoute la subvention des matériels et intrants agricoles et la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale sont entre autres de bonnes œuvres.

A la tête du G5 Sahel, son dynamisme payant a permis aujourd’hui d’obtenir au-delà des attentes l’engagement financier des partenaires de ladite organisation.

Ces élections auront bel et bien lieu à la date indiquée par le chronogramme pour éviter au pays un vide constitutionnel difficilement gérable.

«Et je ferai en sorte que tous les candidats puissent mener leurs campagnes dans les meilleures conditions. Le 29 juillet, il y aura un scrutin présidentiel. J’ai mission de faire en sorte que la démocratie soit confortée au Mali», a promis le Président de la République, Son Excellence IBK. Qui du coup a averti « Je ne peux pas prendre le risque d’un quelconque glissement du calendrier électoral. On a vu ailleurs, en Afrique, ce qu’il en coûte d’aller au-delà du délai constitutionnel».

Tout dernièrement, un autre mouvement de soutien de taille a été mis en place. Des clubs, groupements et associations ont, en commun accord, décidé de fédérer en un Collectif des Associations, Groupements et Clubs de Soutien à la candidature du Président de la République, Son Excellence Ibrahim Boubacar Kéïta (CAGCS IBK) pour œuvrer à la victoire escomptée.

Demain samedi 10 mars 2018, l’accord sera scellé au Grand Hôtel, marquant ainsi le début de la mobilisation générale. Sous le slogan « Pour un Mali uni et prospère dans la diversité », le CAGS IBK réclame la candidature de Son Excellence Ibrahim Boubacar Kéïta auquel il promet un « Tako Kelen » (Un coup chaos) dès le premier tour du scrutin présidentiel de juillet prochain.

Cyril ADOHOUN

Source: lexpressdumali.com

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