Ouverture de la session ordinaire d’avril 2019 de l’Assemblée Nationale : Plus de 58 projets et propositions de loi seront examinés par les députés

Au cours de cette rentrée parlementaire, le président de l’hémicycle, l’honorable Issaka Sidibé a fait savoir que 58 projets et propositions de loi figurent déjà dans le tableau de saisines dont le projet de loi d’entente nationale, à en croire Le Républicain.

La salle Modibo Keïta de l’Assemblée nationale du Mali a abrité, le lundi 1er avril 2019, la cérémonie solennelle d’ouverture de la session ordinaire d’avril 2019 de ladite institution. Cette cérémonie était présidée par le président de l’Assemblée nationale du Mali, l’honorable Issaka Sidibé, en présence des honorables députés, des membres du gouvernement avec à leur tête, le premier ministre, Soumeylou Boubèye Maïga, les diplomates accrédités au Mali et bien d’autres personnalités. Au cours de cette rentrée parlementaire, le président de l’hémicycle, l’honorable Issaka Sidibé a fait savoir que 58 projets et propositions de loi figurent déjà dans le tableau de saisines dont le projet de loi d’entente nationale.

«Prévue pour 90 jours, la présente session se prononcera certainement sur le projet de loi de révision constitutionnelle en préparation qui devrait être soumise très prochainement à l’Assemblée Nationale. Ce projet de loi ainsi que tous les autres textes prévus dans le cadre des réformes institutionnelles et politiques devront faire l’objet de la plus grande attention de notre part. Ils viendront s’ajouter aux 58 projets et propositions de loi figurant déjà dans le tableau de saisines », a déclaré le président de l’Assemblée nationale du Mali, l’honorable Issaka Sidibé. Parmi les projets de loi qui seront examinés par les députés, il a mis en exergue le projet de loi d’entente nationale pour lequel tous les regards sont tournés vers l’assemblée nationale ; ce, en raison de sa sensibilité et du rôle crucial qu’il est appelé à incarner dans la consolidation de la paix et de la réconciliation nationale. Il a félicité la Commission des Lois, saisie au fond, pour toutes les concertations préliminaires qu’elle a effectuées pendant l’intersession en vue d’une large appropriation de ce projet par les différents acteurs. Par ailleurs, il a déploré la recrudescence de l’insécurité au Mali. «En effet, on se rappelle encore cette douloureuse journée du 17 mars dernier où le pays tout entier a été scandalisé par l’attaque odieuse du camp militaire de Dioura, dans le cercle de Tenenkou. Suite à cet acte criminel, ce sont plus d’une vingtaine de nos soldats qui ont perdu la vie en plus de ceux blessés et des pertes matérielles importantes enregistrées. Une semaine auparavant, un véhicule de l’armée malienne avait sauté sur un engin explosif improvisé, toujours dans la Région de Mopti, causant la perte de sept de nos valeureux combattants. Neuf autres soldats maliens relevant de la force conjointe du G5 Sahel en poste à Boulkessy, qui patrouillaient sur l’axe Dioungani-Dinangourou, ont été également tués le 1er mars, suite à l’explosion d’une mine au passage de leur convoi. Il y a juste une semaine, le 23 mars dernier, au petit matin, le village peulh d’Ogossagou, dans le cercle de Bankass, a été le théâtre d’un carnage sanglant sans précédent, une boucherie humaine ignoble, plus de 150 morts et de nombreux blessés. Hélas, la liste est longue, très longue », a souligné Issaka Sidibé. Selon lui, en plus du nord et du centre, différentes exactions et opérations terroristes ont été conduites dans d’autres localités au sud du pays voire aux portes de la capitale. Pour preuve, il a cité l’attaque de certains casques bleus guinéens de la MINUSMA à Siby, à seulement 40 Km de Bamako, le 22 février 2019 ainsi que l’attentat contre le Camp militaire Boubacar Sada SY de Koulikoro, dans la nuit du 24 février 2019. « La guerre asymétrique à laquelle sont confrontées nos forces et nos populations des villes et des campagnes a même atteint son paroxysme avec l’apparition récente d’une nouvelle forme d’attentat à l’explosif, celui de cadavres piégés. Quelle cruauté, quelle horreur ! Peut-être voudrait-on nous empêcher également d’enterrer nos morts ? », a déploré Issaka Sidibé. Selon lui, les maliens sont de plus en plus angoissés par « l’accointance alarmante » entre la religion et la politique dans notre pays. Avant de signaler que depuis un certain temps, les pouvoirs publics font face à une série de revendications syndicales et à de nombreux débrayages. «Aujourd’hui, la situation de l’école est déplorable voire alarmante. Depuis plusieurs semaines, les établissements d’enseignement fondamental et secondaire, du public comme du privé, sont paralysés par des grèves intempestives, au risque de compromettre dangereusement l’année scolaire. Il faut y remédier de toute urgence pour que les enfants maliens reprennent sereinement le chemin de l’école! J’en appelle au patriotisme de tous les enseignants et autres acteurs de l’éducation, afin que cette crise scolaire soit enfin derrière nous, à jamais», a-t-il dit. Issaka Sidibé a félicité le président IBK pour les initiatives qu’il a prises dans le cadre de la décrispation du climat politique. Il a précisé que l’Institution parlementaire est totalement en phase avec le Chef de l’Etat pour l’instauration d’un dialogue constructif et fructueux avec tous les acteurs de la scène politique nationale.

Aguibou Sogodogo

Source: lexpressdumali.com avec Lerepublicainmali

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