Nord et centre du Mali : Asphyxie économique par la mesure d’interdiction des pick-up et motos du CEMGA dans certaines zones

La mesure d’interdiction de déplacement des véhicules pick-up ou motos dans une partie des régions de Tombouctou, Ségou et Mopti du chef d’Etat-major général des armées (CEMGA), condamnent la population qui vit dans des conditions déjà précaires.

 

Le chef d’Etat-major général des armées, le général de brigade M’Bemba Moussa Kéita, en application du décret 2017-001 du 5 janvier 2017 relatif à l’opération “Dambé” a pris une mesure en date du 1er février 2018. Cette mesure instaure en substance une interdiction formelle d’user de pick-up ou de motos comme moyens de déplacement dans certaines localités ciblées des régions de Tombouctou, Ségou et Mopti.

Si en 6e région, seul le cercle de Niafunké est ciblé, c’est l’ensemble des circonscriptions de Mopti qui sont frappées par la décision. Dans la région de Ségou, la mesure s’étend sur trois cercles, Niono, Tominian et Macina

En clair, dans les circonscriptions concernées, le communiqué de l’Etat-major général des armées indique que tout contrevenant à la mesure de restriction sera considéré comme une cible militaire, y compris ceux qui transitent par les parties du territoire signalées.

les populations de cette zone sont visées depuis le 1er février 2018 par une restriction de leur liberté de mouvement imposée par une décision de l’Etat-major général des armées du Mali, qui interdit à compter de cette date, toute circulation à moto et pickup sans limitation de délai”.

Pour se donner bonne conscience et surtout en faire une récupération, le CEMGA enfoncent le clou : “En plus d’ouvrir la voie à des amalgames dangereux en désignant tout contrevenant comme  ‘cible militaire’, cette décision, impose un embargo économique à des populations civiles déjà éprouvées par plusieurs années de crise”.

Dans ces zones où il n’existe aucune route aménagée, les seuls moyens de transport et d’approvisionnement en vivres, venant de l’Office du Niger (région de Ségou) et la Mauritanie, sont ceux visés par cette mesure d’interdiction.

Le gouvernement doit vite intervenir pour la levée immédiate de cette mesure de restriction, avant que les terroristes ou bandits armée ne voient leurs rangs gonflés par la population faute de frustration et le sentiment d’être délaisser par l’Etat.

Mohamed Idal El Ansary

Source: lexpressdumali.com

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