Pour l’adoption de l’avant-projet de loi contre les VBG : Fortes plaidoiries de ‘’Héra Fondation’’ aux autorités

Au lancement de la campagne de sensibilisation et de prévention des victimes des violences basées sur le genre(VBG), les 16 jours d’activités, la fondation Héra a fait de fortes plaidoiries auprès des autorités pour l’adoption de l’avant-projet de loi contre les VBG.

Lundi 09 décembre dernier, le Centre International de Conférence de Bamako a abrité la cérémonie de lancement de la campagne de sensibilisation et de prévention des victimes de violences basées sur le genre.

Organisée par Héra Fondation, la cérémonie était placée sous la présidence de la Ministre de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille, Mme Diakité Aïssata Traoré, qui avait à ses côtés la présidente de la fondation, Me Nadia Myriam Beouele, le représentant du Haut Conseil Islamique du Mali, Badra Aly Haïdaraa, des autorités coutumières et religieuses et les invités (le secrétaire général du Collectif Dafadoye, Elhadj Illias N’doye du Sénégal et Pascal Kouamé de la Côte-d’Ivoire).

Il faut dire que cette rencontre  vise non seulement à dénoncer les violences basées sur le genre mais surtout inviter l’exécutif et le législatif à l’adoption de l’avant-projet de loi pour la répression, la prévention et la prise en charge des victimes. Bref, influencer le pouvoir public pour la protection renforcée des droits des femmes et à la lutte contre l’impunité des crimes de VBG au Mali.

Pour cette année, le thème choisi est : « L’adoption de la loi : une garantie pour la prévention, la répression et la prise en charges des victimes ».

Un combat pour tous

Pour le représentant du HCIM, l’islam est une religion de paix et de cohésion sociale. Dans les foyers, indique-t-il, la protection de la femme contre les violences conjugales est un combat pour tous.

Se réjouissant de son invitation pour prendre part à cet évènement, le secrétaire général du collectif Alpha N’doye du Sénégal, M. Elhadj Illias N’doye a fait savoir que son pays a adopté depuis le 29 janvier 1999 la loi portant sur la protection des femmes. C’est pourquoi, invite-t-il, le gouvernement du Mali à œuvrer pour la même cause afin d’amoindrir les victimes des VBG.

Selon Me Nadia Myriam Biouele, Héra Fondation joue sa partition à l’assistance juridique et judiciaire des femmes victimes de VBG depuis 2015 à la faveur d’une belle collaboration avec DEMESO. A l’en croire, plus de 300  victimes des VBG ont été recensées, essentiellement dans le District de Bamako, Kati et Ségou.

Face à cette réalité, la présidente Nadia a appelé à la prise en charge socio-économique des victimes survivantes des violences basées sur le genre.

Me Nadia a souligné aussi que parmi les salutaires mesures à prendre, il y a l’amélioration du cadre législatif, l’application de loi, le renforcement des organisations de défense des droits des femmes en vue d’influencer les politiques contre les Violences basées sur le genre.

Pour terminer, la ministre de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, Diakité Aïssata Traoré, s’est félicitée de la tenue de cette conférence qui selon elle est un véritable plaidoyer en faveur de l’adoption de la loi. Pour elle, l’avant-projet de loi  mérite d’être revu. Elle a enfin promis  son adoption.  « Ne soyez plus des témoins, soyons des acteurs dans la lutte contre les VBG », a-t-elle conclu.

Mahamadou SARRE pour lexpressdumali.com

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