Contre l’esclavage par ascendance : La COMADDH invite le Mali à l’école du Niger et de la Mauritanie

Lutter contre l’esclavage, renforcer les capacités techniques des OSC et la CNDH sur les techniques de plaidoyer pour l’adoption d’une loi contre l’esclavage et des pratiques assimilées, la COMADDH à travers le projet ABA ROLI intensifie ses activités d’échanges sur les lois de répressions de l’esclavage au Niger et en Mauritanie en invitant le gouvernement du Mali à en faire autant.

L’atelier de haut niveau sur l’esclavage par ascendance, tenu le 26 décembre dernier, au Grand hôtel de Bamako, a permis aux participants d’avoir des échanges riches et féconds sur les lois de répression de l’esclavage au Niger et en Mauritanie. La rencontre a permis de faire l’exposé sur l’avant-projet de loi malienne, défini des actions pertinentes de plaidoyer pour l’adoption dudit avant-projet de loi et convenu d’une déclaration sur l’adoption d’une législation sur l’esclavage.

A la clôture des travaux de cet important atelier, la secrétaire générale de la COMADDH, Mme Nana Sanou KANE, a indiqué que les objectifs assignés ont été atteints, notamment l’information sur le contenu des lois de répression de l’esclavage au Niger et en Mauritanie ; la compréhension de l’avant-projet de loi portant répression de l’esclavage et pratiques assimilées au Mali et entre autre.

Remarquant l’importance de la lutte contre l’esclavage, la secrétaire générale de la COMADDH a dit, citant un adage de chez nous, « lorsqu’on a dédié sa vie à une cause juste, on n’a pas vécu inutile ».

Dans la même veine, elle a invité à une solidarité nationale pour faire en sorte que la communauté nationale et internationale se mobilise pour accompagner le Mali dans son processus d’internationalisation des Conventions 1926 et 1956 abolissant l’esclavage.

Selon le chargé de programme du projet ABA ROLI au Mali, M. Saïyoncaye Saïdou Sidibé, les activités d’ABA ROLI s’articulent autour des objectifs, allant dans le sens d’appui aux OSC pour un plaidoyer sur l’adoption de l’avant-projet de loi, au renforcement des capacités des acteurs de la justice sur les approches sensibles lors des enquêtes, à l’implication des leaders locaux dans les actions de prévention et de règlement de conflits liés à l’esclavage et soutien en assistance juridique et judiciaire aux victimes de l’esclavage.

Se basant de la Déclaration universelle des droits de l’Homme disposant en son article 4 : « Nul  ne sera tenu en esclavage ni en servitude ; l’esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes», les participants à cet atelier de haut niveau ont fait des recommandations dont la plus importante celle encourageant le Gouvernement de la République du Mali à entreprendre les actions appropriées en vue de l’adoption du projet de loi de répression de l’esclavage et des pratiques assimilées.

Ousmane MORBA pour lexpressdumali.com                                              

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