CLINIQUE MÉDICALE ALLAMA-PHARMACIE DU CAMP : L’Etat malien joue à la sourde oreille

Après le pillage du complexe médical ALLAMA, à Kati, le 1er  février 2012, aucune autorité de la République n’a évoqué la question encore moins cherché à rencontrer le fondateur de l’établissement, Docteur ELMEHDI AG HAMAHADY.

 

Le 1er février 2012, quelques jours après le déclanchement de la rébellion au Nord du Mali, les Touarègues partout au Mali ont été victimes d’amalgames. Leurs crimes étaient simplement d’avoir la couleur de la peau blanche, alors qu’ils n’avaient aucun lien avec la rébellion sécessionniste du MNLA.

C’est ainsi que la CLINIQUE MÉDICALE ALLAMA- PHARMACIE DU CAMP du Docteur ELMEHDI AG HAMAHADY a été victime de pillages. Le Docteur et sa famille ne doivent leur vie qu’à un jeune chauffeur courageux, son beau frère et son beau fils  qui les ont exfiltré.

 

Depuis ils vivent en exile.  Docteur est en France et un de ses fils en Mauritanie. Presque toutes les maisons appartenant à des Touarègues ont été saccagées et pillées dont celle de sa tante Zakiatou Walett Haletine, ancienne Ministre de son état.

Pourtant, du 1er février 2012 au 1er  février 2018, plus de 6 ans après, plusieurs autorités ont défilé au palais présidentiel de Koulouba :

–  Du 1er février 2012 au 22 mars 2012, le Président Amadou Toumani Touré, le premier Garant de la sécurité des personnes et des biens. Bien sûr, sa fonction présidentielle avait commencé à connaître des défaillances lors des faits ;

 

–  Du 23 mars 2012 au 30 avril 2012, le Capitaine Amadou Aya Sanogo ;

–  Du 1er  avril 2012 au 1er  août 2013, le Président de la Transition, Dioncounda Traoré, Président de l’Assemblé Nationale, 2e  personnalité politique lors des faits.

–  Du 2 août 2013 au 1er  février 2018, le Président Ibrahim Boubacar Kéïta qui a assisté à l’expropriation forcée des ruines de l’immeuble du complexe médical par la Banque devant les Tribunaux parachevant ainsi le pillage par la « Justice ».

C’est la Banque qui a pu rompre le silence cynique autour du complexe en ruines entre 2013 et 2015 pour s’approprier de ce qui reste.

 

Une opposition complice et un silence de cimetière

 

C’est un dossier très surprenant par le silence incroyable des partis politiques de l’opposition avant, durant et après la destruction du complexe médical.

A croire que c’est une question qui n’oppose aucune partie et à laquelle toutes les parties adhèrent, pour une fois, il y a une question qui unit bravo !

Ce constat nous fait comprendre que quelques soit la partie prenante au pouvoir, cette question sera sans suite et ne serait jamais élucidée.

 

Une situation que les autorités doivent régler au plus vite, afin de rendre justice au Docteur ELMEHDI AG HAMAHADY qui a vu l’œuvre de toute une vie partir injustement en fumées.

Mohamed Idal El Ansary avec M.Cissé

Source : lexpressdumali.com

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

%d blogueurs aiment cette page :